“Quand tu gagnes, rien ne fait mal.”
— Diego Maradona
Maradona a dit ca apres la finale de la Coupe du monde 1986. Derriere il n'y avait pas de philosophie mais de la physiologie: il jouait blesse, sous pression, avec de la drogue dans le sang. La victoire etait son antidouleur. Quand les victoires ont cesse, la douleur est revenue et a tout emporte.
J'ai grandi a Villa Fiorito, un bidonville a la peripherie de Buenos Aires. Toit en tole, sol en terre, huit personnes dans deux pieces. Mon pere travaillait en usine pour des miettes. Ma mere lavait le linge des autres. Il n'y avait pas de ballon. J'enroulais des chiffons et les entourais de ficelle. A dix ans on m'a pris a Argentinos Juniors. Je faisais deux heures de bus dans chaque sens. A seize ans j'ai debute en premiere division. A vingt-cinq j'ai battu l'Angleterre de mon seul pied gauche. Quand tu gagnes, tu oublies d'ou tu viens. Mais d'ou tu viens ne t'oublie pas.
